Click image to open full size in new tab
Article Text
F. Leland. Son capital etait de 25,000 dollars. Au moment de la fermeture de ses portes, la banque avait 175,000 dollars en dĂ©pĂŽt. On est Ă©tonnĂ© de voir qu'on ne se soit I pas aperçu, avant ces derniers jours, des dĂ©falcations de Ernest E. Johnson, car ce dernier a avouĂ© qu'il se servait de l'argent de 18 banque depuis un an et qu'il prenait des montants d'argent variant de 500 Ă 1000 dollars. Ces banques privĂ©es ne sont pas sujettes aux inspections des officiers de l'Etat ou de ceux de Washington, puis, Johnson arrangeait ses livres avec une grande habilitĂ©, mais tant va la cruche Ă l'eau qu'Ă la fin elle se brise, comme a dit un individu qui aurait certainement gagnĂ© le huitiĂšme prix de sagesse en GrĂšce, si la GrĂ©ce s'occupait encore de rĂ©compenser la sag sse chez les hommes. Or, tous les jours, on mettait de l'argent dans la caisse de la banque et cette caisse, vrai tonneau des DanaĂŻdes on ne pouvait l'emplir. Les soupçons tombĂšrent sur Ernest E. Johnson qui avoua avoir dĂ©tournĂ© 48.500 dollars depuis Ă peu prĂšs un an et avoir tout perdu en spĂ©culations. Ernest E. Johnson est sorti de prison moyennaut un cautionnement de 15,000 dollars; son procĂšs aura lieu en septembre prochain; ce sera l'affaire Ă sensation de ce terme judiciaire. On dit que Jonhson a promis des rĂ©vĂ©lations sensationnelles. Les dĂ©falcations de Johnson ont Ă©tĂ© cause que la "Commercial Banking company" de Carlton et la "Bank of Cloquet" ont fermĂ© leurs portes; Charles F. Leland avait des intĂ©rĂȘts dans ces banques privĂ©es. Le capital de chacune de ces deux banques Ă©tait de 10,000 dollare; la banque de Carlton avait de 60,000 Ă 70,000 dollars en dĂ©pĂŽt, et celle de Cloquet, Ă peu prĂšs 21,000 dollars. Avant de suspendre leurs paiements, le 13 aoĂ»t, les deux banques de Carlton et de Cloquet payĂšrent chacune environ 7,000 dollars Ă leurs dĂ©positeurs, mais voyant la vague envahissante des dĂ©positeurs alarmĂ©s se grossir incessamment les officiers des denx banques fermĂšrent leurs portes. La panique s'empara aussi des dĂ©positeur+ de la "Marchauts Bank" de West Duluth, une autre banque privĂ©e sous le contrĂŽle de Hansen E. Smith et cette banque ferma aussi ses portes. Plusieurs Canadiens-français avaient de l'argent dans ces banques. Tous les dĂ©pĂŽts d'argent ne sont pas perdus, car la "Commercial Banking Company" paiera probablement 50 par cent; la Merchants Bank" paiera le plein montant des dĂ©pĂŽts, c'est-Ă -dire qu'elle paiera 50 par cent immĂ©diatement et elle s'engage Ă payer la balance dans quelques mois. 11 est probable que les banques de Carlton et de Cloquet paieront aussi quelque chose. Quoiqu'il en soit, plusieurs dĂ©positeurs de ces banques privĂ©es pensent maintenant qu'ils auraient aussi bien fait de dĂ©poser leurs Ă©pargnes dans leurs paillasses, comme cela se pratiquait jadis. Nosautres banques toutefois sont baties sur le roc et sont inĂ©branlables. Elles ont passĂ© fiĂšrement Ă travers la crise de 1893 et ne sauraient donc faillir dans un temps de prospĂ©ritĂ©. Elles sont d'ailleurs inspectĂ©es par les officiers du gouvernement et les rapports sont excellents. -LĂ©vi et Pierre Forest ont achetĂ© l'ameublement de la maison de pension de Magloire LachancĂ© qui, lui, a achetĂ© celui de Mme Bone, plus le terrain et la maison Ă Proctorknot. -Mlle Nellie Dulac, de St Paul, est en promenade chez Eli St Georges. -Le R. P. Z. Lacasse, O. M. I., est de retour de son voyage au Canada. Le R. P. a visitĂ© MontrĂ©al, QuĂ©bec, Ste Anne de BeauprĂ©, le cap de la Madeleine; il 8 assistĂ© aux fĂȘtes de St Jacques l'Achigan oĂč il est nĂ©.